Non-content de sa branche asiatique Renault Samsung Motors, lui ouvrant quelques portes sur le marché asiatique, Renault souhaiterait acquérir Ssangyong, constructeur tristement célèbre pour ses créations indigestes. La proposition du constructeur doit être déposée avant vendredi matin, et pourrait se retrouver à côté de celle du groupe Mahindra & Mahindra, également intéressé.
Le constructeur coréen est sous administration judiciaire depuis 2009. Une situation difficile qui a suscitée l’intérêt de quelques 12 constructeurs, selon l’intéressé.
C’est donc à la filiale asiatique Renault Samsung Motors à qui l’on doit la récente proposition de rachat faite au sud-coréen. Le prix demandé pour cette récupération de badge est évalué entre 240 millions et 405 millions d’euros. Le constructeur français n’est hélas pas le seul à courtiser le fabricant de tout-terrains. Sa proposition doit être analysée en parallèle à celles de Mahindra & Mahindra et Ruia Group (géant de l’industrie agricole, des véhicules de chantier et du pneumatique), entre autres.
Ce rachat, s’il est effectif de la part du groupe français, permettrai de renforcer la présence du losange à l’autre bout de la planète. Gaetan Toulemonde, spécialiste de Renault à la Deutsche Bank Securities, confirme cette possibilité, tout en tempérant les espoirs: «La reprise de Ssangyong renforcerait certes sa position en Corée du Sud, mais, compte tenu de la situation financière de Ssangyong, l’apport resterait limité».
Pour rappel, Ssangyong, ce sont les Kyron, Rexton, Musso, ou encore Actyon. Des tout-terrains au design qui peut laisser dubitatif, et aux volumes de ventes anecdotiques, tant en Europe qu’en Asie. Vous pouvez observer ces différents modèles dans la galerie ci-dessous.
