11mai. La place de la voiture recule

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Pour autant, hausse ou diminution des ventes ne se traduisent pas nécessairement à l’identique en ce qui concerne les émissions de CO2: tout dépend en effet s’il s’agit d’un premier achat ou du remplacement d’un véhicule ancien souvent moins performant. En France par ailleurs, il semblerait que pour la première fois cette année «la part de la voiture a diminué dans les moyens utilisés pour se déplacer».

Si les émissions de CO2 diminuent, il en va de même des autres polluants. Les normes européennes (Euro 5 applicable depuis septembre 2009), toujours plus sévères ont permis, par exemple, de faire en sorte que les émissions de particules, base 100 en 1994, tombent à 4% aujourd’hui. Faut-il donner ces résultats au même titre que le CO2? «Nous sommes en train de travailler à ce que pourrait être un bon indicateur de la qualité de l’air» annoncent les responsables de l’Ademe qui estiment assez peu pertinent d’inscrire toutes les données brutes sur une étiquette, au risque de la rendre illisible pour le consommateur.

Au final, ces améliorations permettent d’économiser 230 000 tonnes de CO2 par an. «C’est comme si le parc automobile comptait chaque année 116 000 véhicules de moins», sachant qu’il y a en moyenne une trentaine de millions de voitures qui circulent en France. «Il n’ en reste pas moins vrai qu’en raison du transport routier le bilan n’est pas aussi intéressant» rappellent les dirigeants de l’Ademe. Il n’existe d’ailleurs pas d’étiquette énergie pour les poids-lourds ou les cars.

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la France entend diviser par quatre d’ici à 2050 ses émissions de gaz à effet de serre, dont un quart proviennent aujourd’hui du secteur transport.



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