Après Renault, Fiat a recours à une solution GPS développée par TomTom. Mais il a poussé plus loin son intégration. L’appareil, amovible, outre la navigation, fait aussi office d’ordinateur de bord. Original et pas trop coûteux (800 euros avec un pack Tecno comprenant un régulateur de vitesse), ce dispositif donne entière satisfaction.
Le nouveau moteur Diesel de 95 ch inaugurant le Multijet II est volontaire et moins creux à bas régime qu’on pouvait le craindre au regard de la modestie de sa cylindrée. Il vibre et claque peu au ralenti et se marie bien au Stop & Start dont il est équipé en série. Mais nous lui préférons le 1,6 l de 120 ch, certes moins moderne, mais plus rond (320 Nm de couple maximum), à peine moins sobre (4,5 l contre 4,2 l) et guère plus cher en version 5 portes (19 900 euros, contre 19 750 euros en finition Émotion).
Le 135 ch essence turbo compressé accélère franchement, mais il nous a dispensé assez peu de sensations. Question de réglages ? Ce groupe nous a permis de constater que le châssis de la Punto, malgré les dernières retouches, est moins incisif et rigoureux que celui d’une Ford Fiesta, l’objectif clairement dans le collimateur de Fiat. Sans être pour autant dépassé, il est plus typé « confort », offrant en toutes circonstances, du moins sur la version 5 portes, un étonnant et inattendu moelleux. Concurrente naturelle, sur le marché français, de la Clio et de la 207, la Punto Evo doit faire face, comme la nouvelle Citroën C3, à une rivale à laquelle elle ne s’attendait pas : la récente Volkswagen Polo, aux tarifs devenus très compéÂtitifs.
