16avr. Ford avec ses inspirations : la voiture Fiesta

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Côté essence, la base ne brille guère avec le 1,25 l en 60 ou 82 ch, aux normes Euro IV. Au premier janvier,  Ford s’accorde ainsi un sursis de deux ans avec ces moteurs amortis. Le 1,4 l est plus moderne et, avec 14 ch de plus (96 ch), consomme exactement comme le « vieux » 82 ch. Hélas, avec un avantage de 2 150 euros en faveur de l’ancien au tarif, on imagine aisément l’issue du combat. Le haut de gamme essence est occupé par un nouveau 1,6 l Duratec de 120 ch à calage variable de la distribution.

Nous avons essayé les deux hauts de gammes proposées par Ford, en essence et en diesel avec, dans le premier cas, le choix d’un châssis sport ou confort. Très jolie, non sans une inspiration nipponne, la Fiesta fait plus généreuse à l’oeil qu’elle ne l’est en réalité. Elle se situe dans la fourchette basse en longueur, et cela se ressent sur la banquette arrière pour l’espace aux jambes. En revanche, à l’avant, on est choyé avec, en particulier, une position de conduite impeccable, rarissime sur une voiture de ce segment. Le tableau de bord a son petit côté « guerre des étoiles » avec un clavier façon téléphone au centre, et une ergonomie informatique des fonctions qui devrait plaire aux jeunes générations.

Sur les magnifiques et très exigeantes routes autour de Sienne, la Fiesta nous a livré un récital inattendu. La qualité de son confort et la dynamique de son châssis appellent même des comparaisons flatteuses avec l’ex-Peugeot 206. Comme elle, la Fiesta n’est pas réglée sous-vireuse mais plutôt équilibrée avec, à la limite, une tendance à enrouler le virage. Cette agilité très surprenante dans le conformisme ambiant s’accorde avec un correcteur de trajectoire ESP n’intervenant que tard, laissant la sensation de conduite naître sans la brider. Ce caractère enjoué peut parfois être chahuté par des revêtements ondulés. Le châssis peut alors rebondir à une telle allure que le conducteur qui pratique ainsi aura choisi le châssis sport, plus tenu en amortissement sans perdre beaucoup en confort.

Ronronnant de plaisir à bas régime puis escaladant le compte-tours allègrement, le Duratec nous a enchanté par sa disponibilité et son allant. C’est une voiture plaisir épatante, sans malus et qui s’affiche à partir de 15 950 €. Pour le 1.6 TDCI, il faudra au moins débourser 17 550 € pour la même finition sport, le gazole étant éligible au bonus de 700 € mais avec des performances moins aiguisées. Avec lui, la Fiesta fait néanmoins bonne figure même si le train avant est nettement plus chargé, et du coup moins vif à l’inscription en courbe. En revanche, les réglages de suspensions font un bon compromis entre confort et tenue de route.

À lui seul, le TDCI 1.4 de 68 ch devrait glaner 50 % des commandes françaises. Jean-Luc Gérard, le PDG de la marque en France, comptait passer avec sa nouvelle Fiesta du rationnel à l’émotionnel, mais c’est le premier critère qui domine plus que jamais dans l’Hexagone.

L’essentiel des 1.6 Ti-VCT et 1.6 TDCI

Moteurs : 4 cyl. Calage variable ou turbo, 1 596 ou 1 560 cm ³.

Puissances : 120 ch à 6 000 tr/min ou 90 ch à 4 000 tr/min.

Couples : 152 Nm à 4 050 tr/min ou 204 Nm à 1 750 tr/min.

Dimensions (mm) : 3 950 × 1 722 × 1 481.

Coffre (dm ³) : 295 à 1 000.

0-100 km/h : 9,9 ou 11,9 sec.

Vitesses : 193 ou 175 km/h.

Consommation : 5,9 ou 3,7 l (mixte CEE).

CO2 : 139 ou 110 g/km.

Prix : 15 950 (Sport) ou 16 200 eur (Trend).



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