31mar. Dacia eco2 : la voiture à bas coût et faible pollution

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La Logan et la Sandero héritent de motorisations plus économiques et plus respectueuses de l’environnement, un luxe jusqu’ici réservé à leurs chères cousines Renault.

Les nouvelles technologies contribuant à diminuer la consommation et les émissions de CO2 sont onéreuses et, de facto, interdites aux voitures low-costs. Renault, et plus précisément Dacia, serait néanmoins parvenu à résoudre la quadrature du cercle. Pas question bien sûr d’une élitiste motorisation hybride, mais de quatre cylindres modernes fonctionnant à l’essence, au gazole, au GPL voire au superéthanol E85. Ces nouveaux moteurs permettent de contenir les émissions de CO2 de la Logan et de la Sandero sous les 140 g/km et, par là même, d’échapper au pénalisant malus.

Ainsi, nous avons eu l’opportunité de conduire l’abordable Sandero en versions 1.2 16V essence, 1.5 dCi 70 diesel, 1.4 GPL et 1.6 E85. Première de cordée, la 1.2 16V reprend le quatre cylindres 16 soupapes de 75 ch déjà présent sous le capot de la Twingo et de la Clio. Cette entrée de gamme, appelée à remplacer la 1.4 MPI, est à réserver à un usage essentiellement urbain. On relève d’entrée un à coup désagréable au démarrage qui oblige à faire cirer l’embrayage. La Sandero 1.5 dCi 70, mieux dotée en couple, ne présente pas le même défaut. En revanche, il faut supporter les claquements et les vibrations propres au diesel. Et considérer que cette championne de l’économie (4,5 l/100 km) vaut 2 000 € de plus à finition égale que la 1.2 16V qui, sur route, se montre plus performante.

Notre préférence irait plutôt vers la version GPL. Dacia commercialise déjà une Sandero 1.4 GPL en Italie où elle représente 80 % des ventes du modèle. Mais pour réussir son entrée dans l’Hexagone, Dacia va peaufiner son aérodynamique, monter des pneus verts Michelin Energy Saver et réduire les frottements de son moteur (culbuteurs à rouleaux). Bilan, la Sandero GPL française passera sous la barre des 140 g de CO2 au kilomètre, ce qui lui vaudra un superbonus de 2 000 €. Ajoutez une prime à la casse de 1 000 € et vous aurez une voiture neuve pour moins de 6 000 € fonctionnant, qui plus est, avec un carburant vendu 0,68 € le litre.

Même si la Sandero 1.4 GPL consomme 3 à 4 litres de plus aux cent kilomètres qu’une Sandero 1.5 dCi diesel, l’affaire reste tentante. D’autant que l’agrément de conduite penche en faveur de la version GPL, plus souple et moins bruyante. Seul regret, le réservoir de gaz prend la place de la roue de secours. On se consolera avec une autonomie théorique de 1 200 kilomètres, obtenue à l’addition des deux réservoirs.



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