BMW tourne la page du designer Chris Bangle et revient à des lignes plus classiques et harmonieuses, se déclinant comme par le passé à différentes échelles, selon la stratégie des poupées russes. De la Série 7, la nouvelle 5 épouse non seulement la robe élégante, mais aussi la plateforme et la plupart des technologies. Elle hérite aussi de l’un des travers de l’évolution de l’espèce, qui se traduit par une augmentation du gabarit. En presque quarante ans, la 5 s’est étirée de près de 30 centimètres pour atteindre 4,90 mètres. Il y a vingt ans, cette valeur aurait fait passer la 5 pour une 7.
Faisceau lumineux adapté aux circonstances
Certains fidèles de la Série 5 pourront donc s’agacer de ne plus pouvoir garer facilement ce nouveau modèle allongé de 6 centimètres par rapport à sa devancière. BMW a toutefois prévu la parade grâce au système Park Assist, qui gère automatiquement la recherche de place et effectue le créneau pratiquement tout seul, et au dispositif Surround View surveillant, à l’aide de caméras logées dans les ailes avant, les abords du véhicule.
En vous plongeant dans le catalogue, vous vous apercevrez que cette Série 5, décidément très intelligente, éclaire aussi dans les coins et adapte son faisceau lumineux aux circonstances, prévient le chevauchement d’une ligne, détecte les véhicules dans les angles morts, mais également les piétons et les cyclistes dans la nuit grâce à une caméra thermique, régule sa vitesse en fonction des autres usagers, indique la limitation de vitesse, déclenche l’appel d’urgence en cas de collision et d’ouverture des airbags, et transmet par réflexion sur le pare-brise notamment la vitesse et les indications de navigation.
En dialogue avec le serveur du constructeur
Selon l’humeur et les besoins du conducteur, la plupart de ces équipements sont déconnectables. Cette frénésie de technologie peut s’enrichir des services Connected Drive: connexion internet (à partir de septembre prochain), consultation des e-mails, conciergerie et déverrouillage des portes à distance.
D’autre part, la Série 5, comme certains modèles de la gamme, dialogue en permanence avec le serveur du constructeur. La plupart des paramètres de la voiture sont analysés et, lorsqu’une échéance de maintenance est détectée, les services du constructeur contactent directement le client pour prendre rendez-vous. Lorsque vous aurez repris vos esprits, le parcours hightech se poursuivra avec les équipements dédiés à la dynamique de conduite.
A l’instar de la Série 7, la direction active (1900 euros), réduisant l’effort au volant, dispose de roues arrière directrices pour renforcer la maniabilité. Le comportement routier, déjà particulièrement efficace, pourra être rehaussé par le système Adaptative Drive (3200 euros), associant des barres antiroulis actives, l’amortissement piloté et la régulation dynamique du comportement jouant sur quatre modes (de confort à sport+).
Si vous en doutiez encore, le constructeur bavarois démontre une fois de plus qu’il maîtrise admirablement son sujet. Côté motorisation, BMW propose pour le lancement la 550i (V8 biturbo 407ch), les 6 cylindres essence (535i 306ch, 528i 258ch et 523i 204ch) et 2 turbo diesels (530d 245ch et 525d 204ch). Le 4 cylindres de la 520d (184ch) complètera la gamme ultérieurement. Ce 2 litres délivre un couple record de 380Nm pour une consommation de 5 litres/100 km et des émissions de CO2 réduites à 132 g/km grâce à l’arsenal de mesures Efficient Dynamics. La prochaine étape, qui passera par une version hybride à très faibles émissions de CO2, sera de nature à consacrer le retour en fanfare de la berline statutaire.
